Les gammes – Le tarif

L’enquête menée auprès des brasseurs montre un intérêt pour des céréales Bio. Je fais donc le choix de n’acheter que des céréales labélisées. Nous avons trop souvent l’occasion de manger ou boire des produits contenant des pesticides et fongicides. Je ne souhaite pas contribuer à cet état de fait. D’autre part, je souhaite, au-delà de l’étiquette Bio, avoir une vraie démarche écologique, ce qui suppose, en plus d’utiliser des céréales certifiées, que l’ensemble de la chaine, du producteur au brasseur, ait le moins d’impact possible sur l’environnement. Par exemple, l’énergie utilisée sera renouvelable, les transports limités… La filière des producteurs bio se développe dans notre région, et souhaite y participer activement.

La malterie ne vend donc que du malt Bio

Les gammes de malt :

Le principal besoin est en malt de base. La malterie produit dont ce type de malt appelé Pilsen car  touraillé à une température basse permettant de conserver ses propriétés diastasiques . Il est par contre bien désagrégé, comme peut l’être un malt type pale.

Les malts de spécialité sont réalisés à la demande, en fonction des besoins de chaque brasseur, même si un petit stock est disponible. Une touraille est spécialement conçue pour cela. Elle permet de réaliser les malts colorés, les caramels et torréfiés. La détermination de la couleur demandant du matériel spécifique et tres cher, celle ci ne sera qu’approximative.

La malterie propose différents malts :

  • de base type Pilsen
  • de base touraillé  de 5 à 20 EBC;
  • Torréfiés de 30 à 1200 EBC;
  • Malts caramel de 10 à 120 EBC;
  • Malt de blé et malt de blé torréfié
  • Orge torréfiée à 900 EBC

 

Travail a façon :

Il sera possible, à partir de vos céréales, de fabriquer du malt selon vos préconisations.

Bien que la malterie travaille en Bio, l’organisme certification doit valider une procédure permettant de traiter des céréales non certifiées. Plusieurs raisons à ce choix :

  •  Les volumes estimées en Bio ne sont pas suffisant pour pérenniser l’activité de la malterie;
  • Les producteurs en conversion Bio ne peuvent pas écouler leurs céréales dans la filière Bio;
  • Certains producteurs ne souhaitent pas obtenir le label, pour autant, leur mode de production correspond à cette éthique.

 

Les tarifs :

Il n’est pas possible de concurrencer les tarifs des industriels. Les volumes importants qu’ils traitent leurs permettent d’avoir des prix d’achat de matière première très bas, d’amortir les investissements sur ces volumes, d’optimiser les outils de production…

Malgré cela, il me parait évident que les tarifs resteront assez proches des malts de qualité actuellement sur le marché.

Même si le prix du malt représente une part assez faible dans le prix de revient de la bière, celui-ci a une incidence sur la marge dégagée. L’augmentation du cout pour les brasseurs devrait être de l’ordre de de 10 à 20% maximum.

Le prix du malt est directement lié au prix d’achat des céréales. Pour cette année, le prix de vente du malt Pilsen est de 1200.00 euros HT la tonne.